Journal

Lettre FDC Transatlantique - 15 octobre 2018

Lettre de gestion
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Bruno Demontrond, Gérant de portefeuilles
18/10/2018
Le fait majeur de cette première quinzaine d’octobre a été la hausse des taux longs américains et, de façon moindre, des taux longs allemands. Le T Note a atteint un plus haut depuis la mi-2011, à la suite de la publication des résultats de l'enquête ISM dans les secteurs non-manufacturiers, montrant la volonté des entreprises de relever leurs prix de vente.

Les déclarations de M. Powell, Président de la Fed, soulignent la volonté de la banque centrale de continuer à relever ses taux directeurs sur 2019 en raison de perspectives économiques particulièrement favorables.

Assez logiquement, la hausse des taux longs s’est traduite par une rotation des valeurs de croissance fortement valorisées (technologie, luxe) vers les valeurs dites value qui affichent une valorisation attractive (industrie, producteurs de matières premières).

Le Brexit et le budget Italien demeurent les principales inconnues à court terme.​


Vie des marchés actions

Début octobre, les marchés ont salué un début de détente commerciale avec l'annonce d'un nouvel accord de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Dans le cadre des relations commerciales sino-américaines, General Motors enregistre un recul de ses ventes en Chine de 14,9% sur un an au troisième trimestre. Nous nuancerons ces chiffres par la baisse significative du marché automobile sur ce même trimestre. Dans ce contexte, les distributeurs chinois réclament une baisse de taxes sur les achats de véhicules. A ce sujet, le ministre du commerce a rencontré il y a quelques jours les constructeurs pour discuter des tendances de marché et des moyens pour stimuler les ventes.

Les stocks de pétrole brut ont enregistré une hausse pour des raisons de saisonnalité. A cette période de l'année, les stocks de brut ont tendance à s'accroître, les raffineries entrant en période de maintenance. Cette pression à la baisse permet de contrebalancer les tensions entre les États-Unis et l'Arabie Saoudite. Sorti de ces événements, nous assistons depuis quelques jours à une hausse de la volatilité sur les cours du brut à l'approche du 4 novembre et de la mise en place des sanctions contre l'Iran.


Gestion du fonds

Finance : l'environnement de taux et de fiscalité supporte les résultats du secteur bancaire US

JPMorgan Chase & Co. publie au 3ème trimestre un chiffre d'affaires en hausse de 5,2% sur un an à 27,82 milliards de dollars (vs 27,44Md$ estimé). Les bénéfices par action ressortent à 2,36$ contre 2,26$ attendu. La première banque américaine en termes d'actifs profite de taux d'intérêt plus élevés et d'un allègement de la fiscalité. A contrario, l'activité de négociation obligataire continue d'enregistrer une baisse de ses revenus. Les chiffres marquants du trimestre sont les suivants : les actifs sous gestion progressent de 7% à 2100 milliards de dollars, la hausse des prêts accordés est de 6% et les dépôts progressent de 4% à 674 milliards de dollars. Le point à surveiller demeure l'évolution du marché immobilier avec une baisse de 16% des recettes générées par les prêts immobiliers sur le trimestre. De façon assez remarquable, les provisions pour risques de crédits sont enregistrées en baisse de 37% à 948 millions de dollars (vs 1,46Md$ estimé). La rentabilité des fonds propres est de 14% contre 11% un an plus tôt.

Citigroup Inc. publie au 3ème trimestre un chiffre d'affaires stable sur un an à 18,39 milliards de dollars (vs 18,46Md$ estimé). Les bénéfices par action ressortent au-dessus des estimations à 1,73$ (vs 1,68$ estimé). La 4ème banque américaine en termes d'actifs parvient à améliorer sa profitabilité en raison d'une baisse simultanée de son taux d'imposition, de ses dépenses et de son coût du crédit. A l'image de JP Morgan, son volume de prêts progresse de 3% mais, contrairement à son homologue, les revenus de son activité obligataire s'améliorent, enregistrant une hausse de 9%. En quelques mots, Citigroup qui avait été pénalisé durant l'été en raison de son exposition aux pays émergents a rassuré les investisseurs avec une publication marquée par une bonne dynamique sur la majeure partie de ses activités.

Bank Of America publie au 3ème trimestre un chiffre d'affaires en hausse de 4% sur un an à 22,8 milliards de dollars (vs 22,63Md$ estimé). Les bénéfices par action sont au-dessus des attentes à 0,67$ (vs 0,62$ estimé). La forte activité des ménages en termes de crédits à la consommation (+6% à 285 millions de dollars) soutient la publication trimestrielle. A l'image de ses consœurs, les provisions pour risques de crédit reculent de 118 millions de dollars sur un an à 716 millions de dollars (vs 969M$ estimé).


Vie des valeurs en portefeuille

Industrie 

  • General Electric a fait la une des journaux à la suite du départ de son directeur général, John Flannery, après la publication d'une nouvelle révision à la baisse des prévisions de résultats pour l'exercice 2018. General Electric va passer dans ses comptes une charge de 23 milliards de dollars pour dépréciation d'actifs liée aux difficultés rencontrées par sa branche de production électrique (notamment à l'activité turbine achetée à Alstom). L'agence de notation S&P a abaissé la note de l'entreprise de deux crans, de A à BBB+, du fait des difficultés de la division énergie de l'entreprise. Les agences Moody's et Fitch ont de leur côté averti qu'elles pourraient à court terme abaisser la note de l'entreprise. Les investisseurs, mécontents de la stratégie menée par Mr Flannery, ont salué la nomination surprise du nouveau directeur général, Larry Culp, avec l'espoir d'une restructuration rapide de l'entreprise. Dans ce cadre, General Electric a annoncé un projet de cession au fonds Apollo Global Management d'un portefeuille d'investissements dans l'énergie d'un montant d'un milliard de dollars, logé au sein de GE Capital. Les modalités financières de l'opération, qui devrait être finalisée au quatrième trimestre 2018, n'ont pas été précisées. 
  • Smiths Group a annoncé une acquisition de taille au sein de sa division Flex-Tek avec le rachat d'United Flexible, un fournisseur de flexibles souples et rigides pour le transfert de fluides et gaz notamment pour les secteurs de l'industrie et de l'aéronautique. Cette acquisition se fait sur des multiples de 2,2x les ventes 2018. Cette acquisition a pu surprendre les investisseurs dans le sens où Smiths, conglomérat en restructuration, doit essentiellement annoncer des cessions (vente de la branche santé).


Opérations récentes

Aucune opération significative n'a été réalisée au cours du trimestre.

Nous maintenons notre biais nettement value.

Géographiquement au 30 juin 2018, le poids des Etats-Unis est de 44.5% et celui de l'Europe de 55.5% (40% Zone euro, 12,5% Royaume-Uni, 3% Suisse). Le fonds FDC Transatlantique est investi en totalité.

 

Bruno DEMONTROND, Responsable gestion actions internationales​

La Financière de la Cité propose un service de gestion d’actifs pour compte de tiers. Elle développe en priorité des relations d’affaires en direct avec de grands investisseurs institutionnels et privés. Elle gère en outre une gamme de fonds ouverts au public qui peuvent être souscrits à partir de tout intermédiaire financier.

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