Journal

Lettre FDC Transatlantique Mai 2018

VIE DES MARCHES ACTIONS

Ces quinze derniers jours ont été particulièrement agités sur des marchés inquiétés par une accumulation de stress politiques. Le portefeuille a été pénalisé sous trois aspects :
  • La hausse du dollar contre euro, en relatif par rapport à l’indice de référence. Ce mouvement s’explique essentiellement par le retour du risque politique en Europe avec la difficile mise en place d’un gouvernement en Italie et la motion de censure contre Mariano Rajoy, suite à la condamnation du Parti populaire dans une affaire de corruption. Par ailleurs, les dernières minutes de la Fed confirment la forte probabilité d’une nouvelle hausse des taux directeurs américains lors du prochain FOMC de juin.
  • La baisse du pétrole (baisse de 6% du Brent à 67$). Les investisseurs ont réagi négativement au fait que l’OPEP pourrait annoncer une augmentation de sa production lors de sa réunion de juin en raison des craintes d'approvisionnement liées au Venezuela et à l'Iran. De plus, les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis jettent un doute sur l’évolution de la croissance économique mondiale.
  • La sous performance des places boursières en Zone euro (eurostoxx 50 -3,8%, S&P 500 en € +1,6%). Le secteur financier (eurostoxx bank -9,6%) en premier lieu a été pénalisé par la hausse des taux italiens, le rendement sur le 2 ans italien est monté à son plus haut niveau depuis juillet 2015.
Tous ces facteurs d’ordres politiques risquent de devenir des évènements récurrents avec l’approche des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Néanmoins, nous pensons que la bonne santé de l’économie mondiale, à laquelle s’ajoutent des politiques monétaires toujours très accommodantes, demeurent pour les prochaines semaines les déterminants d’un cadre d’investissements attractif, et nous confortent dans notre stratégie d’investissement. Nous restons toutefois attentifs à l’évolution de la situation, et notamment à la hausse du dollar. Si celle-ci était trop rapide, elle pourrait créer un choc sur la demande mondiale.

GESTION DU FONDS

Vie des valeurs en portefeuille :

Industrie
General Electric a annoncé la fusion de son entreprise de transport qui fabrique des moteurs de train avec la société Wabtec (qui avait absorber Faiveley en 2017). Le montant de cette transaction est évalué à 11,1 milliards de dollars. Les actionnaires de General Electric détiendront 50,1% de la nouvelle entité vs. 49,9% pour les actionnaires de Wabtec.
Concernant son profil d’activité, General Electric a communiqué sur la très bonne santé de ses divisions santé et aviation. Sa dernière acquisition dans les services pétroliers, Baker Hughes, montre des signes positifs de croissance (anticipation d’une progression d’au moins 50% de son bénéfice). Le point négatif du conglomérat demeure l’activité turbine à gaz, qui devrait continuer à enregistrer une dynamique négative sur 2019 et 2020.

Consommation discrétionnaire
Daimler : Selon Reuter, une enquête pourrait être ouverte sur 40 000 monospaces diesel Vito et 80 000 Mercedes Classe C que les autorités allemandes soupçonnent d’être équipés d’un logiciel illicite leur permettant d’émettre des gaz d’échappement supérieurs aux normes autorisées.
Par ailleurs, la presse allemande indique que Donald Trump aurait l’intention d’interdire les voitures de luxe allemandes aux Etats-Unis…

Produits de base
CRH a annoncé une restructuration de ses activités et va fusionner ses divisions Lightside Europe et Americas Products (Accessoires de construction, volets roulants et auvents, produits d'accès au réseau et produits périmétriques et architecturaux) avec son activité de distribution européenne au sein d’une nouvelle division nommée « Global Building Products ». Le but de cette opération est une amélioration de la marge opérationnelle.

Opérations récentes :

Nous maintenons notre biais nettement « Value ». Géographiquement au 31 mai 2018, le poids des Etats-Unis est de 44% et celui de l’Europe de 56% (42% Zone euro, 14% Royaume-Uni). Le fonds FDC Transatlantique est totalement investi.

Concernant les opérations passées en portefeuille, nous avons cédé la totalité de notre position en Daimler. Même si la nouvelle segmentation des activités (automobile, camion et services) avec une possible cession de la branche camion est toujours d’actualité et porteur de valeur, le risque lié à la régulation sur les émissions de diesels et les déclarations d’intentions douanières entre l’Allemagne et les Etats-Unis nous poussent à la prudence.

Face à cette vente, nous avons renforcé nos positions en CRH (qui produit en majeure partie sur le sol américain) et en Michelin, qui devrait profiter au 2ème trimestre de la hausse du dollar.


Bruno DEMONTROND, Responsable gestion actions internationales