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Lettre FDC Brexit

Lettre de gestion
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Alexis Charveriat, Gérant de portefeuilles
16/04/2018
NOUVELLES MACRO-ECONOMIQUES

Net rebond des marchés actions sur les quinze premiers jours du mois d’avril. Ces derniers ont intégralement retracé la chute du mois de mars. L’indice Stoxx Europe 600 progresse de 2,25% sur le mois. Le marché anglais rebondit encore plus fortement : l’indice FTSE 100 progresse de 4,23% en euros (hausse de 2,95% de l’indice en devises locales tandis que la livre sterling a progressé de 1,28% contre euro).

Le discours du président chinois Xi Jinping lors du forum Boao a rassuré les investisseurs sur le risque d’escalade dans les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Ce dernier s’est montré particulièrement constructif, laissant entrevoir une issue favorable à ce conflit. Il a promis aux entreprises étrangères un meilleur accès aux secteurs financiers et manufacturiers de la Chine, une baisse des taxes à l’importation sur les véhicules et une meilleure protection de la propriété intellectuelle. Par ailleurs Yi Gang, gouverneur de la People’s Bank of China a indiqué que la Chine ne dévaluera pas sa monnaie pour faire face aux tensions commerciales avec les américains et que les prochaines réformes viseront à faire évoluer la convertibilité du Renminbi et à ouvrir le secteur financier chinois. La Chine est disposée à poursuivre sur le chemin de la libéralisation de son économie, ce qui va dans le sens de l’Histoire.

Le 12 avril, l’OMC a revu en forte hausse sa prévision de croissance du volume du commerce mondial en 2018 à 4,4% contre 3,2% précédemment. Selon l’OMC, la bonne santé du commerce mondial est « encouragée par une croissance économique plus forte dans toutes les régions, stimulée par l’accroissement des investissements et une politique budgétaire expansionniste ».

FDC Brexit devrait profiter de la poursuite de la croissance mondiale synchronisée, le fonds étant principalement positionné sur le thème de la poursuite du cycle d’investissement, la protection contre la hausse des taux longs et le dynamisme de la consommation dans les pays émergents au travers d’une forte exposition aux valeurs industrielles exportatrices, aux valeurs minières et pétrolières.

Le cours du baril de Brent a cassé ses plus hauts annuels enregistrés fin janvier et fin mars 2018 en s’appréciant de 3,4% depuis le début du mois d’avril, confortant sa hausse depuis le début de l’année à +8,5%.

La hausse est justifiée par l’intégration d’une prime géopolitique et l’amélioration des fondamentaux. Les tensions au Moyen-Orient, liées notamment à la Syrie et à l’implication de l’Arabie Saoudite dans le conflit au Yémen, ont soutenu les cours du Brent. Par ailleurs, selon l’Agence Internationale de l’Energie, la politique de réduction des quotas menée par les pays membres de l’OPEP et leurs partenaires a contribué à résorber les stocks excédentaires de pétrole dans l’OCDE qui pourraient retrouver leur moyenne des cinq dernières années dès le mois prochain.

FDC Brexit, qui est exposé à hauteur de 11,4% au secteur de l’énergie via les valeurs pétrolières et parapétrolières, a bénéficié du renchérissement des prix du pétrole.

Royaume-Uni :

La Grande-Bretagne et l’Union Européenne commenceront le 16 avril à discuter de leurs futures relations commerciales après le Brexit. Il reste encore à trouver une solution sur le dossier de la frontière avec l’Irlande. Sur ce point, les deux parties négociatrices excluent le rétablissement d’une frontière physique entre l’Eire, membre de l’Union Européenne et l’Ulster, membre du Royaume-Uni. Le Royaume-Uni milite pour le recours aux technologies modernes pour fluidifier les contrôles frontaliers. Cette solution de frontière numérique est cependant jugée irréaliste par les Européens. Au cas où une solution ne serait pas trouvée, l’Union Européenne a élaboré un mécanisme d’urgence qui permettra de continuer à réglementer le commerce en Irlande du Nord après le Brexit.

Conclusion : depuis son lancement, le fonds détient une position de 5,2% dans le groupe diversifié anglais SMITHS GROUP qui réalise 21% de son chiffre d’affaires dans la conception de machines et d’instrument de détection. 

L’indice Markit PMI du mois de mars est ressorti à 55,1 points, en progression par rapport au mois de février (55 points) alors que le consensus attendait une baisse à 54,7 points.

Le PMI Construction a lourdement chuté au mois de mars, passant de 51,4 points à 47 points alors que le consensus attendait une stabilité à 51 points. Le consensus a vraisemblablement sous-estimé l’impact négatif sur l’activité des chutes de neige et de la vague de froid qui a touché le pays début mars.

Le PMI Services a fortement chuté au mois de mars, passant de 54,5 points à 51,7 points. Même si le PMI Services enregistre son vingtième mois consécutif au-dessus des 50 points, signalant une croissance des services, le PMI du mois de mars retrouve ses niveaux de juillet 2016.

Suède :

Le PMI manufacturier du mois de mars a baissé à 55,9 points (59,9 au mois de février). Dans les services, le PMI a légèrement progressé, passant de 59 points à 59,2 points.

L’indice d’inflation CPI du mois de mars est ressorti à 1,9% sur un an, en dessous des attentes à 2%.

Danemark :
Le PMI danois qui avait atteint un plus haut historique à 70 points au mois de février a corrigé à 62,9 points.
Le taux de chômage au mois de février est ​​​passé de 3,3% à 3,2%.
L’indice d’inflation CPI du mois de mars est ressorti très nettement en dessous des attentes : 0,4% sur un an contre 0,7% attendu par le consensus.

Norvège :
Le PMI manufacturier du mois de mars est ressorti à 55 points, en baisse par rapport aux 57,5 points du mois de février et en dessous des attentes à 56,6 points.
L’indice d’inflation CPI est également ressorti en dessous des attentes à +2,2% sur un an contre +2,4% attendu par le consensus.

Suisse :
Le PMI manufacturier du mois de mars ressort à 60,3 points, en baisse par rapport aux 65,5 points du mois précédent et très en dessous des attentes à 64,3 points. 
Le taux de chômage est ressorti à 2,9%, en baisse par rapport aux 3,2% du mois précédent.

NOUVELLES DES SOCIETES EN PORTEFEUILLE

La saison de résultats du premier trimestre 2018 débute cette semaine avec les publications de résultats des valeurs minières Rio Tinto le 18 avril et BHP Billiton le 19 avril. 

Nous pensons que le cycle d’investissement qui tire la croissance mondiale devrait se poursuivre. Les dernières enquêtes PMI indiquent que, dans de nombreuses industries, l’offre est contrainte par une pénurie de main d’œuvre spécialisée et par des capacités de production sous-dimensionnées pour répondre à une demande en forte augmentation, et ce d’autant plus que de nombreuses sociétés ont sous-investi dans leur stock de capital ces dernières années pour redresser leur profitabilité.

Les vecteurs de la demande restent présents et la consommation dans les pays émergents devrait progressivement prendre le relais.
Nous surveillerons attentivement les discours des dirigeants pour avoir des indications sur d’éventuels gels (temporaires) de budgets d’investissement.

Du côté des entreprises, nous notons que la spéculation n’est pas tombée sur le laboratoire pharmaceutique SHIRE, et ce en l’absence d’offre formelle du japonais TAKEDA qui a déclaré son intérêt pour le laboratoire anglais. Ce dernier a jusqu’au 25 avril pour formaliser son offre.

MOUVEMENTS EFFECTUES AU SEIN DU PORTEFEUILLE

Suite à la forte appréciation du titre du spécialiste des charms danois PANDORA (+30% sur ses plus bas niveaux enregistrés en début d’année suite à l’avertissement sur résultat), nous avons décidé de liquider totalement notre position. La décote du titre s’est fortement réduite alors que la société doit prouver au marché que son plan stratégique permettra à la société de se réinventer.

POSITIONNEMENT DU FONDS

Le fonds est pleinement investi en actions. Nous continuons à privilégier les investissements de style Value (70% du fonds).
Le Royaume-Uni représente 76% du fonds, la Suisse 16%, la Suède 4%, le Danemark 4%. 


Alexis CHARVERIAT, CFA - Responsable gestion actions européennes

La Financière de la Cité propose un service de gestion d’actifs pour compte de tiers. Elle développe en priorité des relations d’affaires en direct avec de grands investisseurs institutionnels et privés. Elle gère en outre une gamme de fonds ouverts au public qui peuvent être souscrits à partir de tout intermédiaire financier.

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