Journal

Lettre de gestion

FDC Brexit - Lettre de gestion Juin 2019

Alexis Charveriat, CFA

Alexis Charveriat, CFA, Responsable de la gestion Actions Européennes

17/06/2019
 FDC Brexit - Lettre de gestion Juin 2019

Rebond des marchés actions : les statistiques macro-économiques pointant en faveur d'un ralentissement conduisent les investisseurs à espérer une baisse des taux de la part de la Réserve fédérale américaine dès le mois de juin. Nous anticipons une première baisse en juillet.


​Nouvelles macro-économiques :

Nous avons assisté à la poursuite d'un déluge de statistiques macro-économiques plaidant en faveur d'un ralentissement de la croissance au second trimestre, conformément à notre scénario qui encadre notre politique d'investissement depuis maintenant un an.

Du côté des Etats-Unis, le PMI IHS Markit des services est passé de 53 en avril à 50,9 en mai. Il est ainsi revenu sur un plus bas depuis février 2016. La demande est jugée faible tant au niveau domestique qu'en provenance de l'étranger. Les entreprises se montrent plus prudentes sur les perspectives à un an, mais elles continuent pourtant à augmenter leurs effectifs : le marché de l'emploi est très tendu, ce qui les oblige à maintenir les recrutements d'une main d'œuvre qualifiée en pénurie. Le PMI composite ressort à 50,9 en mai, un plus bas depuis mai 2016 contre 53 en avril. L'analyse d'une éventuelle contagion du ralentissement du secteur manufacturier au secteur des services est troublée cependant par la publication de l'indicateur d'activité non-manufacturière de l'ISM qui, lui, montre une progression au mois de mai de +1,4 point à 56,9 ! La croissance des carnets de commandes a également ralenti de 2,5 points à 52,5 points tandis que la composante emploi a progressé de 4,4 points à 58,1.

Le budget fédéral des Etats-Unis a enregistré un déficit de 208 milliards de dollars en mai contre 185 milliards attendu par le consensus, le plus élevé jamais observé sur un mois de mai. Les dépenses publiques ont augmenté de 21% sur un an tandis que les recettes ont progressé de 7%.

Les stocks des entreprises américaines ont augmenté de 0,5% au mois d'avril (+5,3% sur un an) avec une progression de 0,3% dans le secteur manufacturier, de 0,5% dans le commerce de détail et de 0,8% chez les grossistes. En revanche, les ventes ont reculé de 0,2% sur le mois, faisant ainsi passer le ratio stocks/ventes à 1,39 en avril contre 1,36 un an plus tôt.

Bonne nouvelle sur le front des ventes au détail du mois de mai : les ventes ont progressé de 0,5% (+3,2% sur un an) après une progression de 0,3% en avril (révisée de -0,2% en première estimation).  Les ventes automobiles ont rebondi de 0,7% au mois de mai. Cette révision sur avril et une bonne première estimation sur mai permettent de réviser nettement en hausse les attentes sur la croissance américaine sur le second semestre. Cela rend peu probable une baisse des taux d'intérêt au mois de juin : le marché actions (qui entre dans le calcul des conditions financières) est proche de ses plus hauts historiques, le taux de chômage est très bas et la croissance domestique américaine résiste. Seules les perspectives politiques et économiques sont plus incertaines, ce qui rend la tâche de la Réserve fédérale américaine plus difficile en termes de communication.

Au Brésil, l'activité a encore faibli dans les services au mois de mai, le PMI reculant de 2,1 points en zone de contraction (47,8). L'incertitude politique et la baisse de la confiance ont contribué au ralentissement de la demande domestique, alors que la demande étrangère a continué de se contracter le mois dernier au rythme le plus élevé depuis octobre 2018.

L'indice PMI Global dans les services d'IHS Markit est revenu à 51,6 au mois de mai, un plus bas de 3 ans, contre 52,7 en avril. La croissance des commandes est la plus faible depuis juillet 2016 et les commandes à l'exportation stagnent.

Le PMI Global composite d'IHS Markit est revenu à 51,2 en mai contre 52,1 en avril. La croissance mondiale est sur son rythme de croissance le plus faible depuis 3 ans avec un net ralentissement dans le secteur des services, immunisé jusque-là.

Au Japon, les dépenses des ménages ont augmenté moins que prévu par le consensus en avril alors que les salaires réels ont diminué de 1,1% sur un an. La hausse des dépenses des ménages est de 1,3% sur un an contre +2,6% attendu et après +2,1% le mois précédent.

Les statistiques macro-économiques confirment que l'économie britannique subit de plein fouet l'incertitude liée au Brexit et le ralentissement de la croissance mondiale : le PIB du mois d'avril a baissé de 0,4% contre une baisse de 0,1% attendue par le consensus. La production industrielle au mois d'avril a chuté de 2,7% contre une baisse de 1% attendue par le consensus. La construction a également baissé de 0,4% contre une hausse de 0,5% attendue par le consensus.

En Chine, les banques chinoises ont accordé 1 180 milliards de yuans de nouveaux prêts en mai, un chiffre inférieur aux attentes de 1 225 milliards. Les ventes de véhicules ont baissé sur un rythme record au mois de mai : -16,4% sur un an, soit le onzième mois consécutif de baisse.

 

Nouvelles des sociétés en portefeuille :

Après la saison de résultats du deuxième trimestre, aucune nouvelle micro-économique susceptible de modifier nos cas d'investissements n'est intervenue sur la première quinzaine de juin.

 

Mouvements effectués au sein du portefeuille :

Nous avons continué d'alléger ERICSSON qui traite sur ses plus hauts niveaux annuels. Si la société devrait bénéficier des déboires à l'export d'Huawei (ce qui est totalement intégré par le marché), il subsiste cependant un risque de report des projets d'investissement dans la 5G de la part des opérateurs télécoms, le temps que ces derniers étudient des solutions de substitution tant Huawei était critique dans les réseaux des opérateurs.

Nous avons initié une position dans la société suisse de matériel ferroviaire STADLER. Cette société évolue sur un secteur en croissance structurelle et fortement visible.

Nous avons continué de renforcer nos principales convictions, NOVARTIS, ROCHE et RECKITT BENCKISER. Cette dernière a (enfin) trouvé un nouveau CEO en provenance de McKinsey et Pepsico, il aura la tâche de scinder la société.

Nous avons totalement vendu le solde de notre participation en LOGITECH en raison de l'intensification probable de la guerre commerciale qui devrait conduire la société à revoir sa chaine d'approvisionnement principalement localisée en Chine.

 

Positionnement du fonds :

Le Royaume-Uni représente 50%, la Suisse 33%, la Suède 15% et le Danemark 2% des actifs investis du fonds.

Le fonds présente un biais privilégiant légèrement les investissements de style « value » à 51%, le poids des investissements de style croissance étant de 49%.

 

Alexis CHARVERIAT, CFA - Responsable gestion actions européennes


La Financière de la Cité propose un service de gestion d’actifs pour compte de tiers. Elle développe en priorité des relations d’affaires en direct avec de grands investisseurs institutionnels et privés. Elle gère en outre une gamme de fonds ouverts au public qui peuvent être souscrits à partir de tout intermédiaire financier.

Nous contacter

4, rue Berryer
75008 Paris, France

+33 1 53 93 38 30

+33 1 53 53 99 91


www.financieredelacite.com